
// La presse en parle… //
« Ecrire au long cours, c’est faire décoller à la spatule les sucs qui ont collé à la casserole du reportage : la route sèche vers Qom, les hasards de la rencontre, les ogres du régime, et aussi les bonnes fées, comme ces pages consacrées à ces femmes libres et admirables que le pouvoir n’aura pas réussi à briser. Minoui mesure tout. Et ces mesures prises pendant toutes ces années livrent un Iran plein d’essence humaine et d’essence divine. »
« On ne lâche plus ce livre écrit d’une plume alerte, drôle parfois, et empreint d’une infinie tendresse pour ce pays qui continue de l’habiter, même si elle a été forcée par les autorités de le quitter. »
Rencontre avec Delphine Minoui
Lundi 23 mai 2016 // 19h30
Bibliothèque du CITL (Espace Van Gogh, Arles)
Entrée libre
Delphine Minoui, auteur de Je vous écris de Téhéran (Le Seuil), dialoguera avec Rita Bariche, traductrice vers l’arabe de ce témoignage exceptionnel dans le cadre du programme La Fabrique des traducteurs.
La rencontre sera précédée des Encres fraîches des six traducteurs de l’atelier arabe//français.
// L’auteur //
De mère française et de père iranien, Delphine Minoui est lauréate du prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak. Elle est grand-reporter, correspondante du Figaro au Moyen-Orient. Après Téhéran et Beyrouth, elle vit aujourd’hui au Caire. Elle est également l’auteur des Pintades à Téhéran (Jacob Duvernet), de Moi, Nojoud, dix ans, divorcée (Michel Lafon), et de Tripoliwood (Grasset).
// Le roman //
Sous la forme d’une lettre posthume à son grand-père, entremêlée de récits plus proches du reportage, Delphine Minoui raconte ses années iraniennes, de 1997 à 2009. Au fil de cette missive où passé et présent s’entrechoquent, la journaliste franco-iranienne porte un regard neuf et subtil sur son pays d’origine, à la fois rêvé et redouté, tiraillé entre ouverture et repli sur lui-même. Avec elle, on s’infiltre dans les soirées interdites de Téhéran, on pénètre dans l’intimité des mollahs et des miliciens bassidjis, on plonge dans le labyrinthe des services de sécurité, on suit les espoirs et les déceptions du peuple, aux côtés de sa grand-mère Mamani, son amie Niloufar ou la jeune étudiante Sepideh. La société iranienne dans laquelle se fond l’histoire personnelle de la reporter n’a jamais été décrite avec tant de beauté et d’émotion.
[Éditions du Seuil]