Yves Gauthier

Né à Poitiers en 1960, Yves Gauthier a grandi en banlieue parisienne où il s’est orienté vers des études de lettres. D’esprit xénophile, diplômé de russe apprenant aussi les langues anglaise et chinoise, il entreprend de découvrir le monde en commençant par l’Union soviétique dès le début des années 1980. Il n’ira jamais plus loin. Naufragé volontaire, comme lui-même se qualifie volontiers, il y restera plus de vingt ans (Moscou, Rostov-sur-le-Don). De cette expérience, il concevra l’idée que le voyage qu’il affectionne est celui qui s’éternise et donne des racines au déraciné, faisant monter en lui, comme par capillarité, la vraie sève du pays qu’il « visite ».

Yves Gauthier a signé depuis trente ans plusieurs dizaines de traductions du russe au profit de différents éditeurs. La Sibérie y occupe une place privilégiée avec notamment le Tchouktche Youri Rytkhèou (Unna, L’Étrangère aux yeux bleus, La Bible tchouktche, Le Miroir de l’oubli), les Russes Oleg Ermakov (Pastorale transsibérienne) et Vassili Peskov (Ermites dans la taïga et Des nouvelles d’Agafia). L’appel de la nature sauvage, présent dans tous ces titres, culmine dans sa traduction d’Avec les ours de Valentin S. Pajetnov.

Yves Gauthier est aussi l’auteur d’une dizaine d’ouvrages inspirés par la Russie. Là encore, on retrouve l’Asie russe avec L’Exploration de la Sibérie (1996, avec Antoine Garcia, prix François Millepierres de l’Académie française) ou Le Centaure de l’Arctique (2001). En 1991, la lecture du rapport secret de Youri Gagarine, déclassifié cette année-là, le met dans les pas du premier cosmonaute de l’humanité et le pousse à écrire Gagarine, ou le rêve russe de l’espace (1998).

Vendredi 15 mars 2019 / 18h – Stand K28

Paul Lequesne & Yves Gauthier, traducteurs du russe, se livreront bataille sur le stand de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, arbitré par Valéry Kislov, traducteur français <> russe.

Qui sont-ils ?

Valéry Kislov

Né en 1963 à Léningrad (URSS), Valéry Kislov obtient son baccalauréat (1980), il fait ses études de langues qu’il finit en 1985 pour enseigner le français et l’allemand, il étudie l’art contemporain pour initier et organiser diverses manifestations culturelles, il se consacre surtout à la littérature ce qui l’amène finalement à l’université Paris-VIII où il soutient la thèse de doctorat « Liberté de la contrainte » sur les formes radicales (et ludiques) de la création littéraire (2005). Entre le russe et le français, il vit de l’écriture (textes de genres variables sur l’existence paradoxale des hominidés en général et sur la sienne en particulier) et de la traduction littéraire du français vers le russe. Ainsi, il a traduit, entre autres, JarryDaumalVianQueneauPongeSavitzkayaVolodineBassmanet surtout Pérec. Toujours entre le russe et le français, il intervient comme assistant à la production et à la réalisation, ainsi qu’interprète et traducteur, dans plusieurs projets cinématographiques.

Paul Lequesne

Né en 1961 quelque part à l’Ouest de Paris, diplômé de l’École nationale supérieure des techniques avancées (option génie maritime), Paul Lequesne n’a jamais construit un seul navire et est d’ailleurs sujet au mal de mer. Travaillé de longue date par l’amour de la littérature, particulièrement russe, il s’est avisé au matin du 5 août 1991 qu’il pourrait enfin atteindre au bonheur en se tournant vers le métier de traducteur, métier qu’il exerce depuis avec une constance proche de l’obstination.

Si ses contes philosophiques restent très confidentiels, ses traductions des œuvres d’Alexandre de Grine ont fait le tour du XVIIIarrondissement de Paris, et son chef-d’œuvre, Les Voyages fantastiques du baron Brambeus d’Ossip Senkovski, a même suscité un article élogieux dans une prestigieuse revue littéraire dont il a malheureusement oublié le nom. Ces succès, ajoutés à l’instructive fréquentation posthume de Victor Chklovski (Zoo, Technique du métier d’écrivain) et de Iouri Olécha (Pas de jour sans un ligne, Nouvelles) lui ont valu de gagner la confiance, et parfois même l’amitié, de plusieurs auteurs des plus contemporains, dont Vladimir Charov (Les RépétitionsLa Vieille Petite Fille, Soyez comme les enfants), Boris Akounine (La Ville noire) et Andreï Kourkov (Le Concert posthume de Jimi Hendrix ; Vilnius, Paris, Londres).

 

Pour la 38e édition du salon Livre Paris, ATLAS vous propose deux rencontres :

 

Vendredi 16 mars de 18h30 à 20h – sur le stand du CNL (F68)

Hommage à Bernard Hœpffner

avec Will Self et Jörn Cambreleng, animé par Sylvain Bourmeau

Interprète : Marie Furthner

Lectures par Raphaël France-Kullman :

Parapluie (Umbrella) ou Requin (Shark) de Will Self, dans la traduction de Bernard Hœpffner, aux éditions de l’Olivier.

Huckleberry Finn de Mark Twain, dans la traduction de Bernard Hœpffner, aux éditions Tristram.

Cette maudite race humaine de Mark Twain, traduit par Jörn Cambreleng et Isis von Plato, dédié à Bernard Hœpffner, paru aux éditions Actes Sud.

Samedi 17 mars 2018 de 18h à 19h

Tournoi de traduction

Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – LIVRE2017 – STAND–1-K18

ATLAS présente un tournoi de traduction au cours duquel les traductrices Julia Azaretto, Maïra Muchnik et Margot Nguyen-Béraud, à partir d’un sélection de microrécits latinoaméricains et espagnol, proposeront leurs versions aux oreilles et aux yeux de tous.

> Le public sera également appelé à proposer ses trouvailles à l’auditoire.

[button new_tab= »yes » border_radius= »2″ title= »Télécharger les textes pour participer » link= »http://www.atlas-citl.org/wp-content/uploads/2018/02/TXT_LivreParis2018_Microrecits.pdf »]

Header MailPour sa 36e édition, le salon du livre de Paris change de nom et devient Livre Paris, avec un nouveau format et une scénographie repensée.

ATLAS y est partenaire d’un débat proposé par l’Institut culturel roumain et anime une table ronde au programme de l’Institut français.

 

LA PROGRAMMATION ATLAS

Institut culturel roumain / Stand K89

Vendredi 18 mars // 15h00 > 16h00

ET SI AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE VERBE TRADUIRE ?

Depuis un certain temps, les approches théoriques de la traduction, en dépit de leurs désaccords « régionaux », s’accordent toutes à penser que la traduction pourrait représenter un paradigme culturel, mais aussi éthique et politique (à la fois théorique et pratique), alternatif ou complémentaire, peut-être même meilleur que celui dominant qui la maintient en position subalterne. Sans prétendre à un absurde « renversement révolutionnaire », qui ne ferait que confirmer et affermir les idées dominantes, si la traduction arrivait à s’imposer comme telle, que devrions-nous faire, nous traducteurs, pour faire connaître nos expériences et « nos » vérités, et les faire adopter tant aux décideurs politiques qu’aux « bénéficiaires » des politiques, « nos » lecteurs ?

Avec : Santiago Artozqui (traducteur, président du conseil d’administration d’ATLAS) / Sophie Benech (traductrice de Pasternal, Pilniak, Nadejda Mandelstam, Svetlana Alexievitch, etc.) / Jörn Cambreleng (directeur de l’association ATLAS et du Collège international des traducteurs littéraires d’Arles) / Dieter Hornig (Histoire et poétique de la traduction – Université Paris VIII, membre du conseil d’administration d’ATLAS)

Modérateur : Bogdan Ghiu (poète, essayiste et traducteur roumain, auteur de Totul trebuie tradus. Noua paradigmă (un manifest), 2015 [Nous devrions tout traduire. Le nouveau paradigme (un manifeste), non traduit]

Capture d’écran 2016-03-11 à 09.37.35Institut français / Stand F61

Samedi 19 mars // 14h00 > 15h00

AUTEUR, TRADUCTEUR : LES MEILLEURS ENNEMIS ?

Comment les auteurs appréhendent-ils la traduction de leurs œuvres ? Le traducteur est-il toujours un traître à l’auteur ? Trois grands écrivains, français, coréen et algérien en débattent.

Avec : Patrick Deville, Kim Un-su, Waciny Laredj écrivains, Jean-Noël Juttet traducteur

 

Modération : Jörn Cambreleng – Directeur d’ATLAS et du Collège international des traducteurs littéraires

Pavillon Cracovie & Wrocław

ATLAS au Salon du livre de Paris 2015, sur le stand « Place des auteurs ».

Les auteurs ont un espace dédié au Salon du livre où la SGDL, la SCAM, l’ATLF, ATLAS et la Charte des Auteurs et illustrateurs jeunesse réitèrent leur présence commune sur le stand « Place des auteurs ». Espace de ressources, d’échanges et de rencontres, ce stand est le lieu de leur engagement collectif pour la diversité de la création et la défense de leurs droits.

Un partenariat avec la SGDL, l’ATLF, et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse

Aperçu de la programmation ATLAS 2015 :

<b>Vendredi 20 mars 11h-12h, Place des auteurs (L29)</b><br /> ENCRES FRAÎCHES ET LECTURES CROISÉES

La traduction en sons et en scène ! Kamil Barbarski et Anna Biłos, participants de l’atelier français-polonais de la Fabrique des traducteurs (CITL d’Arles) présentent leur travail en cours dans une mise en voix et en espace de Dominique Léandri, puis le duo franco-brésilien Gabriella Scheer-Adriana Lisboa fait se répondre textes originaux et traductions, de Clarice Lispector aux écrivains d’aujourd’hui.

Avec Kamil Barbarski pour Morfina [Morphine] de Szczepan Twardoch et Anna Biłos pour Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga, Adriana Lisboa, auteur et traductrice brésilienne, et Gabriella Scheer, comédienne.

<b>Samedi 21 mars 12h15-13h15, Place des auteurs (L29)</b><br /> BRÉSIL – UN TRADUCTEUR ET SON AUTEUR

Même lorsqu’il traduit des textes contemporains, un traducteur n’a pas toujours la chance qu’a eue Dominique Nédellec de rencontrer « son » auteur chez lui, dans son pays, dans sa ville. Comment ces échanges intensifs avec l’écrivain brésilien Michel Laub ont-ils nourri et peut-être infléchi le travail de traduction de Journal de la chute, « un texte d’une puissance inouïe, d’une violence sourde, d’une ironie dévastatrice, rendu par une traduction au cordeau » (Christine Marcandier) ? Dialogue sur une expérience rare, pour cerner au plus près le passage d’une écriture à l’autre.

Avec Dominique Nédellec, traducteur, et Michel Laub, auteur.
Animé par Santiago Artozqui.

<b>Dimanche 22 mars 13h30-14h30, Place des auteurs (L29)</b><br /> LETTRES POLONAISES – UN TRADUCTEUR ET SON AUTEUR

Isabelle Jannès-Kalinowski et Agata Tuszynska reviennent sur la vie hors normes de Wiera Gran, chanteuse étoile du ghetto de Varsovie au destin tour à tour brillant et tragique dont Agata Tuszynska tente de percer le mystère et les zones d’ombre dans Wiera Gran, l’accusée. Comment traduire aujourd’hui le charme, mais aussi la faute, l’exil, le chagrin ? Auteur et traductrice dévoilent quelques secrets de fabrication d’une traduction elle aussi pleine de péripéties.

Avec Isabelle Jannès-Kalinowski, traductrice, et Agata Tuszynska, romancière, poète et journaliste.
Animé par Laurence Dyèvre.

[button new_tab= »yes » size= »small » color= »amethyst » title= »Programme Place des auteurs 2015″ link= »http://www.atlas-citl.org/wp-content/uploads/2015/03/programme_salon_du_livre_def.pdf »][button new_tab= »yes » size= »small » color= »darkly » title= »aller plus loin » link= »http://www.salondulivreparis.com/A-la-une/Actualites/La-Place-des-auteurs.htm »]

ATLAS invitée avec les Encres Fraîches de l’atelier polonais // français sur les stands de l’Institut Français et du Pavillon Cracovie & Wrocław :

<b>Vendredi 20 mars 14h-14h30,</b> Pavillon Cracovie & Wrocław (P60)

Nathalie Le Marchand et Agata Rębkowska, qui participent à l’atelier français//polonais de la Fabrique des Traducteurs, lisent des extraits de leurs traductions respectives : Guguły [Les fruits encore verts], de Wioletta Grzegorzewska, et L’Eté grec de Jacques Lacarrière.

<b>Vendredi 20 mars 16h-16h30,</b> stand Institut Français (P68)

Les jeunes participants polonais de la Fabrique des Traducteurs  franco-polonaise, Krzysztof Umiński et Malgorzata Brzeska lisent des extraits de leurs traductions de Ô vous, frères humains d’Albert Cohen et Vaste est la prison d’Assia Djebar.

[button new_tab= »yes » size= »small » color= »wet-asphalt » title= »Programme Encres Fraîches, atelier polonais /// français 2015″ link= »http://www.atlas-citl.org/encres-fraiches-atelier-polonais-francais/ »]
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