// Nino dans la nuit //
Truffée de dialogues truculents, l’écriture pleine de vivacité de ce roman plante à la perfection ses personnages.
Nino, dix-neuf ans, raconte ses galères pour survivre sans argent à Paris. Amoureux de Lale, il voit son couple menacé par la pauvreté, contre laquelle il essaie coûte que coûte de lutter sans perdre sa volonté de vivre. C’est une vie de débrouille ponctuée de fêtes, celle d’une jeunesse qui cumule les petits boulots et les trafics en tout genre. Les réflexions et observations pleines d’acuité de Nino sur ce qui l’entoure esquissent le portrait d’une génération qui tente de trouver sa place dans un monde où il n’y en a plus, d’envisager un avenir. Contre l’accablement, la fureur de vivre anime les personnages de cette fresque nocturne mouvementée, fidèle à notre époque.
Rencontre avec Simon Johannin autour de Nino dans la nuit
Jeudi 03 octobre 2019 // 18h30
Bibliothèque du CITL (Espace Van Gogh, Arles) – Entrée libre
ATLAS reçoit l’auteur Simon Johannin, au Collège international des traducteurs littéraires, pour Nino dans la nuit, un roman écrit à quatre mains avec Capucine Johannin, paru aux éditions Allia en janvier 2019. Une rencontre animée par Élise Lépine.
Après L’Été des charognes, premier roman fulgurant et remarqué, la langue est vive et les dialogues mordants pour Nino dans la nuit, une histoire à cent à l’heure qui dessine, à travers le destin chaotique de son héros, le portrait d’une génération qui tente de trouver sa place là où il n’y en a plus.
« Je cherche le bout du départ pour nous dérouler la grande vie, se tailler des tangas dans le tapis rouge et plus jamais suer à courir après ce qu’il faut pour passer d’un jour à l’autre. Je sais pas comment faire, alors je sors guetter, brancher la vigilance dans la rue pour voir si des fois de l’or sortirait pas de ses trous… »
// Capucine & Simon Johannin //
Né en 1993, Simon Johannin a grandi dans l’Hérault. De 2013 à 2016, il intègre l’atelier d’espace urbain de La Cambre à Bruxelles. En 2017 paraît son premier roman, L’Été des charognes, pour lequel il a reçu le prix de la vocation littéraire.
Capucine Johannin est née en 1991. Après l’obtention du bac à dix-sept ans, elle quitte seule la France pour l’Irlande, puis part travailler dans un motel du bush australien, où les grands espaces appellent les premières images.
Les deux effectuent leurs recherches plastique et littéraire en croisant leurs regards, mais le travail commun s’engage sérieusement autour de L’Été des charognes, puisqu’une série de photographies est à l’origine du geste d’écriture. Depuis, l’enchevêtrement des deux univers s’exerce dans la pratique de l’un et de l’autre.
// Élise Lépine //
Élise Lépine est journaliste et critique littéraire. En presse écrite, elle collabore notamment avec les magazines Transfuge, Livres Hebdo et GQ ainsi qu’avec la collection Référence du magazine Le Point, consacrée à l’histoire des idées. Elle appartient à l’équipe des chroniqueurs de l’émission Mauvais Genres, présentée par François Angelier sur France Culture, où elle présente polars et romans noirs. À la télévision, Élise Lépine intervient en tant que spécialiste des littératures de genre dans l’émission Pistes Noires, diffusée sur la chaîne Polar+.








