Les ateliers ViceVersa vous proposent d’acquérir de nouvelles directions de travail sur une traduction en cours et d’enrichir votre pratique grâce à une expérience collégiale.

Le prochain atelier anglais-français se déroulera du lundi 17 au samedi 22 février, au Collège international des traducteurs littéraires à Arles. Il prévoit la participation de 10 traducteurs – 5 traduisant vers l’anglais et 5 vers le français –, et de 2 traducteurs coordinateurs : Simon Pare et Nicolas Richard.
Chacun dispose d’une demi-journée pour présenter quelques pages d’une traduction en cours (ni publiée, ni en cours de révision) et pour discuter des points problématiques avec ses collègues. Le texte peut relever de tout genre littéraire : fiction adulte ou jeunesse, classique ou contemporaine, essai, théâtre, poésie. Pour le bon déroulement de l’atelier, chaque participant devra préparer en amont de manière approfondie l’ensemble des textes mis en discussion pendant les six jours de l’atelier.

// Les traducteurs coordinateurs //

Simon Pare

Né en 1972, de nationalité britannique, Simon Pare a un Master en lettres françaises et allemandes de l’université de Cambridge et un Master en agriculture durable. En 1997 il s’est installé à Paris, où, après avoir travaillé dans le commerce équitable, il s’est lancé dans la traduction. Depuis fin 2017, il vit en Suisse.

Du français, il a traduit Le rapt d’Anouar Benmalek, des nouvelles de Virginie Despentes, David Foenkinos et Ahmed Kalouaz entre autres, et un livre pour jeunes adultes de Pascal Ruter. Il a également sous-titré de nombreux films (Leos Carax, Albert Dupontel…).

Nicolas Richard

Né en 1963, Nicolas Richard a traduit de l’anglais plus de 60 auteurs, dont Thomas Pynchon, Richard Powers, Hunter S. Thompson, Philip K. Dick, Woody Allen, Art Spiegelman, Richard Brautigan, James Crumley, Harry Crews, Nick Hornby, Nick Cave, Nik Cohn. Il a traduit les dialogues français du film Inglourious Basterds de Quentin Tarantino.

Son dernier roman, La Dissipation, est sorti en janvier 2018 aux éditions Inculte. Il habite actuellement près d’un fleuve, à côté d’une voie ferrée.

// Les participants //

Vers le français

Gaëlle Cogan, Lausanne, pour <em>Westward</em> d’Amy Clampitt (Knopf, 1990)

Gaëlle Cogan est une traductrice franco-américaine vivant en Suisse romande. Elle est diplômée en littératures et langages (spécialité études anglophones) de l’École Normale Supérieure et d’un Master en langues, littératures et civilisations étrangères de la Sorbonne-Paris IV. Elle a publié avec A’Dora Phillips une traduction de Marina Tsvetaeva, Letter to the Amazon, aux éditions Ugly Duckling Presse (2016). Sa traduction du recueil d’Amy Clampitt Un Silence s’ouvre paraîtra aux éditions Nous avec une préface de Calista McRae. Elle travaille actuellement avec A’Dora Phillips à une nouvelle traduction de Marina Tsvetaeva, Nine letters with a tenth withheld and an eleventh received. Son travail est régulièrement publié dans la revue Rehauts.

Marie Elven, Oxford, pour <em>Unexpected Lessons in Love</em> de Bernardine Bishop (Sceptre, 2013)

L’amour sous des formes variées et à divers stades de développement y est passé au microscope avec sérieux et légèreté. Exploration de l’amour, donc, mais aussi de la fragilité du corps qui n’offre plus de certitude. “Meanwhile she felt two things. One was love. It was a love she had not chosen or expected. It had quietly but completely claimed her. She had no choice but to submit to it. It was as well she felt it, in the circumstances, for the other feeling was loss. But for the love, the sense of loss would have been overwhelming, and she would have acted on it.”

Marie Elven est chargée de cours  dans plusieurs collèges de l’Université d’Oxford, où elle enseigne la traduction et la traductologie. Angliciste de formation (ENS, DEA), elle a fait des recherches sur l’interaction de la focalisation et de la métaphore chez Henry James, puis s’est convertie en enseignante de français par nécessité et par passion. Elle considère la traduction comme une hygiène de vie, la pratique en permanence, et a participé à la traduction de plusieurs ouvrages (The Oxford Book of French Short Stories, OUP, La Maison aux Sept Pignons, de Nathaniel Hawtorne, Flammarion). 

Marie Hermet, Paris, pour <em>From a Low and Quiet Sea</em> de Donal Ryan (Penguin Books, 2018)

Traductrice, lectrice et chargée de cours à l’université Paris-Diderot (traduction et écriture créative), membre du comité de rédaction de Translittératures et diplômée de l’ETL, Marie Hermet se passionne pour la littérature irlandaise en suivant les ateliers et séminaires du Writers Center de Dublin et en traduisant Dermot Bolger, Roddy Doyle, et Donal Ryan.

Ses principales traductions : Kevin Brooks, Captifs ; Katie Khan, Hold Back the Stars ; Peggy Phelan, Art et Féminisme ; Philip Ardagh, Les Grinche ; Dermot Bolger, Le sort en est jeté ; Roddy Doyle, Trois Femmes et un fantôme / À la poursuite du grand chien noir / Plus froid que le pôle ; Donal Ryan, Tout ce que nous allons savoir / A Slanting of the Sun / A Low and Quiet Sea, en cours.

From a Low and Quiet Sea de Donal Ryan (Penguin Books, 2018)

‘Donal Ryan writes characters so well that as a reader you think ‘I’ve met that man’ or ‘I know that woman’. But as a writer you simply wonder ‘How does he do it?’ From a Low and Quiet Sea is brutal and beautiful. These carefully crafted portraits, deep and real, tied together, are fashioned by a true artist. I absolutely loved it.’ KIT DE WAAL

Valentine Leys, Marseille, pour <em>Not Without Laughter</em> de Langstone Hugues (Random House, 1930)

Valentine Leÿs, née en 1977, vit actuellement à Marseille. Elle est agrégée de Lettres Modernes et ancienne élève de l’ENS Lettres. Après avoir vécu une dizaine d’années à Londres, elle traduit des textes de sciences humaines et écrits sur l’art (Annales. Histoire Sciences Sociales, Editions d’Ithaque, Dis Voir, B42…), tout en intervenant comme interprète anglais-français. Dans le champ littéraire, sa traduction de When We Were Vikings, un premier roman d’Andrew David McDonald, est à paraître chez NiL.

Rachel Martinez, Montréal, pour <em>Crow</em> d'Amy Spurway (Goose Lane Editions, 2019)

« Une fille a des tumeurs, elle perd la tête, elle meurt, fin. » Crow, personnage principal du premier roman d’Amy Spurway, résume sa vie ainsi, mais c’est évidemment un peu plus compliqué. Rachel Martinez profitera de son séjour à Arles pour discuter avec ses collèges de la traduction de cette histoire à la fois drôle, acide et triste qui se déroule sur l’île du cap Breton en Nouvelle-Écosse.

Après avoir longtemps travaillé dans le domaine des arts et des communications, Rachel Martinez se consacre exclusivement à la traduction depuis 1999. Elle a publié plus de soixante-dix ouvrages dans des domaines variés pour des éditeurs francophones réputés : roman, arts visuels, récit, biographie, essai et littérature jeunesse. Elle a fait partie du conseil consultatif du Centre international de traduction littéraire de Banff de 2017 jusqu’à sa dissolution en 2019, et a siégé plusieurs années au conseil d’administration de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada. Sa traduction Vague d’effroi (Peter Kirby) a été finaliste au Prix de la fondation Cole remis par la Quebec Writers’ Federation en 2018. Une mention sur la Liste d’honneur 2014 de l’International Board on Books for Young People et le Prix des libraires du Québec 2017 (catégorie 12-17 ans, hors Québec) figurent parmi les marques de reconnaissance qu’elle a reçues. Elle a remporté en 2005 le prix du Gouverneur général du Canada en traduction française pour Glenn Gould, une vie de Kevin Bazzana paru l’année précédente et a été finaliste en 2013 et 2015.

Vers l’anglais

Anna Fitzgerald, Avignon, pour <em>Écrire la faim</em> de Séverine Danflous (L’Harmattan, 2015)

Écrire la faim is a work of literary criticism, published by L’Harmattan in 2015 and written by a young French scholar named Séverine Danflous. One possible translation of the title is « Hunger Writing, » which identifies the book’s two main themes. Hunger is explored in and between the writings of Franz Kafka, Paul Auster, and Primo Levi. Danflous presents hunger as a supreme test of reality that forces or allows these writers and their characters to enter limit states—between life and death, text and body, animal and human, individual and society.

Anna Fitzgerald is a writer and translator born in Billings, Montana, in 1976, and currently living in Avignon, France. In 2018, she completed a Master’s thesis on the poetry of Paul Celan in translation. She has translated the work of Robert Pinget and Olivier Cadiot, among others. Her poetry has been published in the anthology Bright Bones and has appeared in Les Cahiers du MuseurOllave – Preoccupations, and la main millénaire.

Christine Gutman, Paris, pour <em>Les Demeurées</em> de Jeanne Benameur (Actes Sud / Denoël, 2000)

Américaine de naissance, Parisienne d’adoption, Christine Gutman a un doctorat en littérature comparée de l’University of Massachusetts. Elle exerce en tant que traductrice dans de nombreux domaines rédactionnels (expositions de musées, discours, films, rapports humanitaires…) tout en nourrissant une passion particulière pour la traduction littéraire. Outre la pratique, elle s’intéresse aux enjeux théoriques (éthiques, idéologiques, religieux) de la traduction, fil conducteur de ses recherches et base de son article « Smuggled Words: Textual Migration and Subversive Assimilation in the Translations of Isaac Bashevis Singer », paru dans la revue translation (Printemps 2013).

Ann Kaiser, New-York, pour <em>Nadja</em> d'André Breton (Gallimard, 1964)

Ann Kaiser is the Pushcart Prize nominated poet of <glint>, co-winner, Milk and Cake Book Prize (www.milkandcakepress.com). Finalist for awards such as the North American Review James Hearst Prize and the Eggtooth Chapbook Prize, AKaiser’s poems and photos can be found in Broken PlateLavender ReviewMudfish, and The Rumpus. A translator of Catalan, French, Georgian and Spanish, she is currently re-translating Breton’s Nadja and translating writing by Javier Acosta and Irakli Kakabadze. She is also at work on a collected works of poet Anna Gual as well as on the biography of the first translator of Whitman into Catalan, transatlantic urbanista, Cebrià Montoliu.

© Beowulf Sheehan

Dina Leifer, Londres, pour <em>Tant que nous sommes vivants</em> d'Anne-Laure Bondoux (Gallimard Jeunesse, 2016)

This haunting young adult novel is part fable, part dystopian fantasy, part industrial realism and all about love and loss. Bo and Hama work opposite shifts in the last remaining factory in an impoverished world. They fall in love at shift change and brighten the lives of those around them. A magical cabaret starts up in the town, which captivates Bo with visions beyond his dreary working life. But when a terrible accident destroys the factory, the events that follow lead to the lovers to make a dangerous journey across the wilderness to find a safe place to raise the child they are expecting. They have strange encounters along the way and their love is tested to its limits. Winner of the Grand Prix SGDL du roman jeunesse 2015.

Dina Leifer is a freelance translator from French and Italian. She worked as a journalist and content writer for more than twenty years before taking an MA in Translating Popular Culture at City, University of London in 2015. Her first book translation, Progress or Freedom, by Jean-Hervé Lorenzi and Mickaël Berrebi, was published in 2019 by Palgrave Macmillan.

Susan Pickford, Épinay-sur-Seine, pour <em>Mur Méditerranée</em> de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser, 2019)

Susan Pickford is an academic and translator. She began translating from French and German in 2001 after working in publishing and has worked on hundreds of projects over the years, mainly in contemporary art and the humanities. Recent projects include Robert Muchembled’s Civilisation des odeurs for Polity, Pierre-Louis Patoine’s Body/Text for Brill, and a series of plays by Caribbean writers for les éditions de l’Amandier. She also researches and writes on Translation Studies, with a particular interest in the sociology of the translation profession.

Du lundi 17 au samedi 22 février 2020

Durée du stage : 6 jours

Lieu : CITL – ARLES (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

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Contact ATLAS

Ameline Habib – responsable pédagogique des formations

Emailameline.habib@atlas-citl.org

Tél. : 04 90 52 05 50

Nos partenaires

L’atelier est conventionné par l’Afdas et organisé avec le soutien de la Sofia – Action Culturelle et la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.

L’AFDAS gère le fonds de formation continue des auteurs de l’écrit et des arts dramatiques.

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