// Claude Guerre //

Lecture de « Le Poème du Rhône » par Claude Guerre. à l’Abbaye de Montmajour; organisées par l’Association du Méjan.

Né en 1948 à Avignon, Claude Guerre écrit de la poésie et la dit. Au théâtre, à la radio, sur le pavé, il est partisan d’un engagement du corps et de la voix. C’est avec la compagnie avignonnaise d’André Benedetto qu’il a appris l’art du théâtre et l’exigence artistique. Il a ensuite écrit et mis en scène ses propres textes de théâtre et poésie. Pour France Culture il a réalisé pendant 23 ans les textes du théâtre contemporain sous la forme de fictions radiophoniques. Pour cette même radio, il a œuvré avec André Velter à la réalisation des Poétiques, 80 spectacles radiophoniques sur les textes des poètes du monde entier dans de très grandes salles (Mutualité, Théâtre du Rond-Point, théâtre de l’Aquarium). Directeur de la Maison de la poésie à Paris entre 2006 et 2013, il en a fait une place forte du théâtre poétique. Il y a créé  Dans le Jardin de mon père, spectacle sur son poème éponyme.
Ayant initié un groupe d’apprentissage de la poésie par cœur à la Maison de la poésie à Paris, il a continué à affirmer sa certitude quant à cette manière d’oraliser le texte des poètes, dans les villages du Jura et au Festival de poésie de Lodève. À Arles, il a aussi initié un groupe d’amateurs de la récitation de poésie, donnant un sens inédit à la création artistique et à l’engagement politique.
Claude Guerre a publié en 2016, chez Actes Sud, une traduction depuis le provençal du Poème du Rhône de Frédéric Mistral. Il vient de traduire, chez le même éditeur et du même auteur son grand poème totémique, Mireille (à paraître).

Rencontre avec la traductrice Lise Thiollier et son éditrice Isabella Checcaglini

Lundi 14 septembre au CITL (Arles) – 18h30 > 20h

19 manières de regarder Wang Wei, d’Eliot Weinberger (Ypsilon éditeur, mars 2020)
Traduit de l’américain par Lise Thiollier • Postface d’Octavio Paz

Une rencontre animée par Claude Guerre, traducteur et poète.

« Que se passe-t-il lorsqu’un poème, autrefois chinois et qui est toujours chinois, devient un poème anglais, espagnol, français ? »

19 manières de regarder Wang Wei est une lecture minutieuse de 19 traductions différentes – du poète américain Kenneth Rexroth au mexicain Octavio Paz, en passant par François Cheng – d’un poème de quatre vers vieux de 1200 ans, écrit au VIIe siècle par Wang Wei, grand poète et calligraphe boud­dhiste de l’époque de la dynastie Tang.
Dans un style de prose poétique documentaire, Eliot Weinberger invite le lecteur à une réflexion sur la poésie par une méditation sur la traduction & vice versa. Cherchant à établir une historicité des traductions, il démontre qu’il en existe une infinité possibles et non une seule ; et qu’un poème de quatre lignes, peut contenir des variations infinies de sens car « la grande poésie vit dans un état de perpétuelle transformation, de perpétuelle traduction : le poème meurt quand il n’a plus d’endroit où aller ».

Pour cette 39e édition du cycle de rencontres « Passage de l’étranger », la traductrice et son éditrice poursuivront le questionnement de ce texte réflexif plein d’humour et d’érudition en compagnie de Claude Guerre.

Une rencontre soutenue par la Drac Provence Alpes Cote Azur, La-Sofia Actionculturelle, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Ville d’Arles.

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Port du masque obligatoire.

// Lise Thiollier //

D’origine franco-chilienne, Lise Thiollier grandit entre la France, l’Amérique latine puis l’Angleterre. Elle étudie l’anthropologie au Royaume-Uni et obtient un master de la SOAS (School of Oriental and African Studies) à Londres. De retour à Paris, elle fait un stage aux éditions L’Asiathèque – Maison des langues du monde en tant qu’assistante éditoriale et traduit à cette occasion, de l’anglais vers le français, deux textes de sciences humaines dans Cambodge – Cartographie de la mémoire, L’Asiathèque, 2017. Elle poursuit son expérience de traductrice en se tournant vers la poésie et vers les écrits liés à l’art. Elle traduit de jeunes poètes américains et anglo-saxons (Jackie Wang, Jonty Tipladi, John Dewitt) et de nombreux articles académiques pour ArTeC puis, pour les éditions Ypsilon, un livre de contes de la peintre surréaliste Léonora Carrington, Le lait des rêves (2018). Elle vient de traduire 19 manières de regarder Wang Wei d’Eliot Weinberger (2020), également pour les éditions Ypsilon.

Lise Thiollier traduit de l’anglais vers le français et de l’espagnol vers le français.

// Isabella Checcaglini //

Née en 1975 à Foligno en Italie, elle s’installe à Paris en 1994. En même temps qu’elle termine sa thèse sur l’œuvre de Mallarmé à l’université de Paris8, elle fonde Ypsilon Éditeur pour continuer à faire de la recherche en littérature autrement.

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