
Passage de l’étranger # 45 • Rencontre avec Samir Kacimi et Lotfi Nia, animée par Lydie Mushamalirwa
Jeudi 18 novembre au CITL (Arles) – 18h30 > 20h
ATLAS reçoit Samir Kacimi et Lotfi Nia pour un dialogue animé par Lydie Mushamalirwa.
Lotfi Nia et Samir Kacimi travaillent ensemble depuis de nombreuses années. Lotfi Nia a notamment traduit L’amour au tournant (Seuil, 2017) ainsi que le roman Un Jour idéal pour mourir (Actes Sud, 2020) qui fait partie de la sélection officielle du prix de la littérature arabe 2021 de l’Institut du Monde Arabe.
Cette rencontre, animée par Lydie Mushamalirwa, portera sur l’oeuvre de Samir Kacimi dans son ensemble, notamment son roman encore non traduit en français, « Salalim Trolard » (سلالم ترولار), étudié durant l’atelier de traduction littéraire arabe > français dans le cadre du projet Livre des Deux Rives.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Pass sanitaire obligatoire.
De la littérature algérienne, on connaît surtout les ouvrages écrits en langue française. Né en 1974, Samir Kacimi, qui a d’abord été avocat avant de travailler dans la presse, et dont L’amour au tournant est le premier de ses huit romans à être traduit en français, fait partie de cette génération qui a été scolarisée en arabe. Son roman, qu’on lit avec un plaisir extrême, a la poésie et la truculence des grandes œuvres littéraires de cette langue. La sexualité s’y dit avec la plus grande liberté, sans forfanterie virile : les femmes mènent le jeu et les hommes essaient d’être à la hauteur (au sens propre).
– Sonia Dayan-Herzbrun, dans la revue En Attendant Nadeau, à propos du roman L’Amour au Tournant
Tout le roman tient dans ses quelques instants d’hésitation à se donner la mort – et dans les dix secondes de sa chute. « Dix secondes c’est très long quand c’est mesuré en souvenirs. » Une vie défile, mêlant visions intimes et mauvaises rencontres, jusqu’à l’épilogue qui vient prendre le lecteur à contre-pied. Car rien chez Samir Kacimi n’est jamais conforme à ce que l’on attend. Une construction parfaite. Et du romanesque à l’état pur.
– Eglal Errera, dans le Monde des Livres, à propos du roman Un jour idéal pour mourir

Samir Kacimi
Né en 1974 à Alger où il vit, Samir Kacimi a suivi des études de droit et a été avocat puis a travaillé dans la presse. Il est l’auteur de neuf romans, parmi lesquels Yawm ra’i lil mawt (يوم رائع للموت) sélectionné en 2010 pour l’International Prize for Arab Fiction, et traduit en 2020 sous le titre Un jour idéal pour mourir, et Houb fi khrif maiil (حب في خريف مائل), traduit en 2017 sous le titre L’amour au tournant. Un jour idéal pour mourir, le deuxième roman de Samir Kacimi traduit par Lotfi Nia, est sorti en 2020 aux Editions Actes Sud. En 2019, son roman Salalim trolard (سلالم ترولار, Escaliers de Trolard) a été sélectionné pour l’International Prize for Arabic Fiction.

Lotfi Nia
Lotfi Nia est né à Alger en 1978. Il s’investit depuis 2005 dans la traduction de la littérature contemporaine, notamment de la poésie, avec Hassan Hourani et Ghassan Zaqtan, mais aussi du roman algérien d’expression arabe : H’mida Ayachi, Abdelzahab Ben Mansour, Bachir Mefti et Samir Kacimi. Il a participé en 2011 à la première formation de l’arabe vers le français de la Fabrique des traducteurs organisé par ATLAS. Il vit et travaille à Marseille.