Le programme Georges Arthur Goldschmidt a pour objectif d’apporter un soutien professionnel à 10 jeunes traductrices et traducteurs par an et de renforcer le dialogue littéraire et culturel entre la France, l’Allemagne et la Suisse.
Chaque année, les jeunes participants peuvent échanger leurs expériences professionnelles, se créer des contacts dans le monde de l’édition et découvrir le secteur éditorial dans chacun des trois pays participants. Ils travaillent ensemble à leurs projets de traduction, sous la tutelle d’experts.
En 2022, la résidence au CITL se déroule du lundi 14 mars au vendredi 1er avril. Les participants sont accompagnés par Isabelle Liber.
// Les participant·e·s //
> Vers l’allemand





Thea Kruse • Le Rapport chinois, de Florent Oiseau (Anne Carrière, 2021)
Thea Marlene Kruse, née à Flensburg, a fait une licence binationale d’études franco-allemandes à Ratisbonne et Clermont-Ferrand, puis un master en sciences politiques à l’Université Heidelberg. Ses stages chez Arte et à la Fondation Heinrich Böll l’ont également mené à Strasbourg et à Bruxelles. Pendant ses études elle a travaillé pour un institut de recherche en droit international, et elle a fait des traductions pour un centre culturel franco-allemand. Elle s’intéresse davantage aux questions politiques et sociales et se destine à traduire non seulement des romans, mais aussi des essais.
Lina Robertz • Les Héroiques, de Paulina Dalmayer (Grasset, 2021)
Depuis ses études, Lina Robertz navigue entre l’Allemagne et la France. Elle a obtenu sa licence d’études franco-allemandes à Bonn et Paris, et son master de traduction littéraire à Düsseldorf et Toulouse. Puis, elle s’est installée à Paris, pour un stage dans une agence de traduction. Elle a réalisé sa première traduction dans les hauteurs des montagnes du Haut-Languedoc et sa seconde sur l’île de Juist dans la Mer du Nord. Puis elle a fait un stage à Hambourg aux éditions Hoffmann und Campe. Le Nord l’attire beaucoup, depuis son séjour à l’école danoise spécialisée en art et littérature Højskole Krabbesholm. Lina Robertz traduit la littérature francophone, danoise et anglophone vers l’allemand.
Rita-Lynn Stein • Comme la chienne, de Louise Chennevière, (P.O.L, 2021)
Rita-Lynn Stein, née à Bucarest, a grandi entre la Roumanie, l’Allemagne et la France. Elle a étudié à l’Ecole Normale Supérieure (Paris) et à la Sorbonne. Elle a longtemps été membre de la Société internationale Rilke et de l’Unité de recherche Paul Celan à l’ENS. Elle a enseigné l’allemand dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur à Paris, tout en publiant des textes littéraires et scientifiques ainsi que des traductions.
Merle Struve • Une loge en mer, de Magalie Desclozeaux (éditions du Faubourg, 2021)
Merle Struve grandit en apprenant l’allemand standard et le bas allemand (Plattdeutsch). Puis elle découvre le français. Après plusieurs étapes en France, en Belgique et en Suisse et l’obtention d’un Master en interprétation de conférence à l’Université technique de Cologne, elle s’installe au fjord de Flensbourg. Parallèlement à son activité de traductrice, elle enseigne à l’Université de Kiel. Lentement mais sûrement, elle apprend le danois.
Sula Textor• Sages femmes, de Marie Richeux, (Sabine Wespieser, 2021)
Sula Textor a fait des études de philologie anglaise et d’histoire de l’art européenne, ainsi que des études comparatives d’art et de littérature, à Heidelberg, Paris et Potsdam. Elle traduit de la prose et de la poésie du français et de l’anglais. Elle est chercheuse associée à l’Institut des arts et des médias de l’Université de Potsdam et s’intéresse au mouvement des voix et des textes entre les langues dans une perspective comparative.
> Vers le français





Madeline Aeschlimann • Zeit der Wildschweine, de Kai Wieland (Klett-Cotta, 2020)
Madeline Aeschlimann, née en 1992, a étudié les langues et la traduction à Besançon, Montréal et Genève. Ce qu’elle aime dans la traduction, c’est l’exercice de style, jouer avec les mots et les phrases jusqu’à ce que la traduction fasse honneur au message et au style de l’auteur. En attendant l’opportunité de traduire une œuvre littéraire ou de développement personnel, elle travaille comme énergéticienne et conseillère bien-être.
Pauline Fois • Revolver Christi, d’Anna Albinus (edition.fotoTAPETA, 2021)
Pauline Fois a étudié l’allemand à Toulouse et à Dresde. Après son Master en traductologie, elle a passé deux années à l’étranger où elle a exercé différents métiers. Désormais installée à Leipzig, elle travaille en tant qu’animatrice-interprète et s’intéresse à la fois à la traduction littéraire et à la traduction théâtrale. Elle a participé à l’atelier Transfert Théâtral en 2021.
Tsara Hilbold • Monster, de Kurt Palm (Hanser, 2019)
Tsara Hilbold se présente en tant que médiatrice culturelle. Passionnée de littérature germanophone, le sujet de son mémoire de master portait sur la réception de Peter Handke en France et en Allemagne. Suite à une maîtrise trinationale en coopération transfrontalière et en communication interculturelle, elle s’est consacrée à l’accueil de jeunes volontaires étrangers en France, puis s’est orientée vers l’enseignement de l’allemand au collège et à l’université de Strasbourg, où elle enseigne la traduction littéraire depuis 2020.
Delphine Meylan • Feuerland, de Michael Hugentobler (DTV, 2021)
Née en 1988, Delphine Meylan a étudié la traduction (allemand, anglais et italien vers le français) à l’Université de Genève. Elle a ensuite travaillé pour l’administration fédérale suisse, à Berne, et en tant que traductrice indépendante. En parallèle, elle a entrepris des projets de traduction littéraire et publié une pièce de théâtre traduite de l’italien en 2021.
Jeffrey Trehudic • So schön, de Ronald M. Schernikau, (Verbrecher Verlag, 2021)
Jeffrey Trehudic a d’abord fait des études de relations internationales et de traduction à l’ISIT, puis de médiation culturelle et de traduction à la Sorbonne. Il vit aujourd’hui à Berlin et travaille dans le domaine culturel franco-allemand, et en tant que traducteur littéraire, entre autres pour la revue littéraire Litterall. Il s’intéresse particulièrement à la littérature queer et aux liens entre politique, intimité et traduction.
// La tutrice //

Isabelle Liber
Après des études de linguistique, un cursus de langues et littératures allemande et française à l’université de Strasbourg et un master d’édition à la Sorbonne, Isabelle Liber publie sa première traduction de l’allemand en 2002, chez Actes Sud. Elle a traduit depuis des livres pour la jeunesse, des essais, comme Le Charme discret de l’intestin, et surtout des romans. Elle est notamment la traductrice de David Wagner (En vie, prix du salon du livre de Leipzig 2013), Karen Köhler (Bêtes féroces, bêtes farouches), Alina Bronsky (Cuisine tatare et Descendance, Le dernier Amour de Baba Dounia) et Lucy Fricke (Les occasions manquées, porté à l’écran en Allemagne). Elle vit à Berlin depuis 2003.
Co-organisé par ATLAS, l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, le BIEF, la Foire du livre de Francfort et Pro Helvetia, ce programme est destiné aux jeunes traducteurs francophones et germanophones résidant en France, en Allemagne ou en Suisse de façon permanente.