Jeudi 20 octobre 2022 au CITL (Arles) – 18h30 > 20h

 

ATLAS recevait Pablo Martín Sánchez et Jean-Marie Saint-Lu pour échanger autour du roman L’anarchiste qui s’appelait comme moi (Zulma & La Contre Allée, 2021). La rencontre était animée par animée par Lydie Mushamalirwa.

L’anarchiste qui s’appelait comme moi, Pablo Martín Sánchez (Zulma & La Contre Allée, 2021)

Traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu

Un jour de désœuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l’investigation et cherche à savoir qui était… Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire. Happé, l’auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d’une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d’ardents imprimeurs typographes, et celui d’une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu’à les faire converger en un dénouement… tragique. Épique, virevoltant, espiègle et foisonnant, L’anarchiste qui s’appelait comme moi dresse le portrait à la fois réaliste et rêvé des utopies montantes du tournant du XXe siècle, dans l’esprit des grands romans populaires où l’amitié, la trahison, l’amour et la peur sont les rouages invisibles qui font tourner le monde.

Biographies

Pablo Martín Sánchez (Reus, Espagne, 1977) est l’auteur de deux livres de nouvelles et de trois romans (dont certains ont été traduits en français par Jean-Marie Saint-Lu : Frictions, chez La Contre Allée ; L’Instant décisif, chez La Contre Allée et en poche chez Zulma ; et L’Anarchiste qui s’appelait comme moi, en co-édition La Contre Allée / Zulma), ainsi que le traducteur d’une vingtaine d’œuvres d’auteurs tels que Marcel Schwob, Wajdi Mouawad, Franck Thilliez, Édouard Louis, Adeline Dieudonné, Yannick Haenel, Delphine de Vigan ou Hervé Le Tellier. Il est membre de l’Oulipo depuis 2014 et réside à Barcelone, où travaille comme professeur d’écriture à l’Escola d’Escriptura de l’Ateneu Barcelonès et de traduction à l’Universitat Pompeu Fabra.

Photo : © Ana Portnoy

Jean-Marie Saint-Lu est l’auteur de plus de cent-cinquante traductions. Grand « passeur » d’auteurs espagnols et latino-américains (Pablo Martín Sánchez, Ricardo Menéndez Salmón, Isaac Rosa, Alfredo Bryce-Echenique, Juan Marsé, Antonio Munoz Molina, Elsa Osorio, Eduardo Berti, Fernando Vallejo, Vilma Fuentes, Jordi Soler…), il est notamment le traducteur de tous les livres de Carlos Liscano, parus chez Belfond, et donc un de ses lecteurs privilégiés. Agrégé d’espagnol, il a enseigné la littérature latino-américaine aux universités de Paris X-Nanterre, puis de Toulouse le Mirail.

Jean-Marie Saint-Lu a reçu, avec Robert Amutio, le prix Bernard Hoepffner 2020, pour la traduction des Œuvres complètes de Roberto Bolaño.

 

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