Mardi 9 mai 2023 à 18h30 • Collège international des traducteurs littéraires (Arles)
ATLAS recevait Polina Panassenko pour échanger autour de son roman Tenir sa Langue (Éditions de l’olivier, 2022).
« Ce que je veux moi, c’est porter le prénom que j’ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. »
Elle est née Polina, en France elle devient Pauline. Quelques lettres et tout change.
À son arrivée, enfant, à Saint-Étienne, au lendemain de la chute de l’URSS, elle se dédouble : Polina à la maison, Pauline à l’école. Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour tenter de récupérer son prénom.
Ce premier roman est construit autour d’une vie entre deux langues et deux pays. D’un côté, la Russie de l’enfance, celle de la datcha, de l’appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de Tiotia Nina. De l’autre, la France, celle de la materneltchik, des mots qu’il faut conquérir et des Minikeums. Drôle, tendre, frondeur, Tenir sa langue révèle une voix hors du commun.
La rencontre était animée par Élodie Karaki.
// Polina Panassenko //
Née à Moscou, Polina Panassenko est auteure, traductrice et comédienne. Elle est lauréate 2018 des Ateliers Médicis, lauréate 2020 de la Maison Antoine Vitez et des Talents Adami Théâtre. Elle a publié en 2015 Polina Grigorievna, une enquête illustrée parue aux éditions Objet Livre en 2015. Tenir sa langue est son premier roman.
// Élodie Karaki //
Élodie Karaki anime des rencontres littéraires dans différents lieux et manifestations ; elle est aussi conseillère littéraire pour le festival des Lettres d’Automnes à Montauban. Sa chronique littéraire, Cabanes, est disponible en podcast sur Radio Grenouille.
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