Vendredi 2 mai 2025 au CITL (Arles) à 18h30 – entrée libre

Après son Assemblée Générale (à 15h), ATLAS reçoit l’autrice et traductrice Mireille Gansel, autour de Traduire comme transhumer (La Coopérative, 2022), pour une rencontre animée par Jörn Cambreleng.

Il y a dix ans, Mireille Gansel rencontrait un large écho en évoquant sa pratique de traductrice dans Traduire comme transhumer. Si le livre pouvait ainsi toucher les lecteurs, c’est sans doute parce que la traduction, pour Mireille Gansel, est étroitement liée à sa vie personnelle et à l’histoire de sa famille, dont la présence donne toute leur profondeur intime à ces pages. Des poètes de l’Allemagne de l’Est à ceux du Vietnam, de Reiner Kunze à Nelly Sachs, sans oublier l’anthropologue Eugenie Goldstern, Mireille Gansel a éprouvé la traduction avant tout comme une rencontre en poésie, comme un acte de foi dans la vie et dans la possibilité du partage des mots.

Ce livre qui n’est nullement un essai de traductologie mais le récit d’une expérience vécue avec intensité, exerce une séduction qu’on peut mesurer aux traductions déjà nombreuses (en anglais, italien, catalan, allemand…) dont il a fait l’objet.

En savoir plus

au Collège International des Traducteurs Littéraires
Espace Van Gogh – Place Félix Rey – 13200 Arles

Entrée libre – accès par la petite porte bleue au fond du jardin

Les ouvrages seront disponibles sur place grâce à la librairie Les Grandes Largeurs (chèques ou espèces uniquement)

Mireille Gansel est née à Paris en 1940. Ayant retrouvé, à Budapest et à Londres, les survivants de sa famille paternelle de Hongrie et Slovaquie, elle étudie l’allemand pour communiquer avec eux et essayer de comprendre l’Histoire. En 1970, Maurice Nadeau publie ses traductions de Reiner Kunze et Peter Huchel. Elle est invitée à Hanoï de 1973 à 75, pour rejoindre le projet de Nguyen Khac Vien de publier une anthologie de la littérature vietnamienne en français. Sous la direction de JY Masson, elle traduit l’œuvre poétique de Nelly Sachs pour Verdier, avant de traduire la correspondance Nelly Sachs –Paul Celan à la demande de Michel Deguy. Pour le Musée Dauphinois, elle traduira l’œuvre pionnière de l’anthropologue Eugenie Goldstern exterminée à Sobibor. Traduire comme transhumer traduit en de nombreuses langues, a reçu pour sa traduction en catalan par Dolors Udina, le Prix Veu Lliure du Pen Catalan.

[content_box type= »without-header »]La rencontre sera suivie d’un concert, par le trio VENTS D’ANGES : 

« VENTS-D’ANGES est un groupe de femmes profondément enracinées dans l’espace méditerranéen, nourries par une diversité d’influences venues d’ici et d’ailleurs. Elles chantent leurs ressemblances et leurs différences, s’inspirant des métissages qui les meuvent. De quelque part en Occitanie, elles ont trouvé une complicité, portant en elles, au fond du cœur et du corps, le désir de partager les fruits de cette rencontre. Chants d’amour, chants de travail et d’autres rituels de passage… Héritières d’une tradition qu’elles ont collectée de manière directe ou transmise par leurs maîtres, ces chants tissent le fil conducteur de leur spectacle, à la fois hommage et transmission vivante. »[/content_box]

Avec le soutien de : 

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