Les ateliers ViceVersa vous proposent d’acquérir de nouvelles directions de travail sur une traduction en cours et d’enrichir votre pratique grâce à une expérience collégiale.
Du mardi 7 au mardi 14 mai 2019, StradeLab et ATLAS organisent un atelier italien-français en résidence à la Casa Cares, Reggello (Florence, Italie). Il prévoit la participation de 12 traducteurs, 6 traduisant vers l’italien et 6 traduisant vers le français dont deux traductrices coordinatrices : Luciana Cisbani et Dominique Vittoz
Des traducteurs diversement expérimentés s’y côtoient pour partager méthodes et pratiques, savoir-faire et questionnements. Chacun dispose d’environ deux heures et demie pour présenter quelques pages d’une traduction en cours (ni publiée, ni en cours de révision) et pour discuter des points problématiques avec ses collègues. Le texte peut relever de tout genre littéraire : fiction adulte ou jeunesse, classique ou contemporaine, essai, théâtre, poésie, bande dessinée et roman graphique.
Cet atelier est organisé en collaboration avec la Représentation en Italie de la Commission Européenne,
avec le soutien de l’Institut français, la Fondation Suisse pour la culture Pro Helvetia, le Collège de traducteurs de Looren, le Centre de traduction littéraire de Lausanne, la Casa Cares — Foresteria valdese
et sous le patronage de la Ville de Florence et de Firenze Città Metropolitana.
Prochaine session du 7 au 14 mai 2019
Les rencontres de l’atelier
// Les coordinatrices //
Luciana Cisbani
Traductrice littéraire depuis presque 25 ans, après des études de littérature contemporaine et une thèse sur l’argot, a travaillé dans l’édition comme lexicographe (dictionnaires bilingues Garzanti, Sansoni-Larousse, Hoepli) et comme rédactrice (Encyclopédie Encarta Microsoft). Depuis 2003, elle tient des séminaires sur la traduction littéraire, l’argot, la connaissance et l’usage des dictionnaires à l’université, en lycée et auprès d’instituts culturels. Professeur d’Italien L2 depuis 11 ans, elle enseigne à l’université Milan-Bicocca et dans les Centres d’Éducation pour Adultes de la province de Crémone. Animatrice des laboratoires ViceVersa français-italien pour traducteurs professionnels, depuis 2015 est professeur de traduction à la Civica Scuola Interpreti e Traduttori « Altiero Spinelli » de Milan et à la Scuola Estiva di Traduzione Manservisi. Parmi ses traductions : Léo Malet, Didier Daeninckx, Georges Simenon, Victor Hugo, Alain Minc, Anna Gavalda, Sophie Calle, Philippe Rahmy, Christophe Carlier, Pascale Kramer, Catherine Cusset, plusieurs articles du Dictionnaire Historique de la Suisse et guides touristiques Louis Vuitton.
Dominique Vittoz
Agrégée d’italien et maître de conférences en Langue et Littérature italienne à l’Université Lyon 3, elle enseigne vingt-six années et devient spécialiste des “hyper” contemporains italiens.
Traductrice littéraire à plein temps depuis 2006, elle met les bouchées doubles dans cette vocation “tardive”, traduisant plus de 80 romans en une douzaine d’années.
Elle est entrée en traduction avec Andrea Camilleri dont il lui faut restituer la langue mêlant italien et sicilien. Elle travaille la langue ancienne et les parlers locaux et, au fil des vingt-quatre livres de Camilleri qu’elle traduit, se fabrique peu à peu des grimoires personnels de franco-provençal. Elle poursuit ce travail de métissage linguistique avec le Sarde Salvatore Niffoi, le Vénitien Andrea Molesini et la romancière lombarde Laura Pariani, recourant dans ce dernier cas au parlanjhe, c’est-à-dire au poitevin-saintongeais. Une recherche qui l’inscrit dans une posture de créateur, et la pousse à oser d’autres paris de traduction comme dans Dix, d’Andrej Longo (2010), rendu en français uniquement en mots de moins de trois syllabes.
Son travail a reçu le Prix Amédée Pichot en 2001 pour La saison de la chasse d’Andrea Camilleri, en 2009 le Prix de la Traduction de la région Rhône-Alpes, pour Le survivant d’Antonio Scurati et en 2008 le prix Cévennes auteur et traducteur du roman européen 2008 pour Sandro Veronesi, Chaos calme. Elle anime régulièrement des ateliers Traducteurs d’un jour pour le grand public.
// Les participants //
Vers le français
Anaïs Bouteille-Bokobza, vit à Crest, traduit La Malalegna de Rosa Ventrella (Mondadori, 2019)
Laura Brignon, vit à Toulouse, traduit Scende giù per Toledo de Giuseppe Patroni Griffoni (Dalai editore, 2012)
Lise Caillat, vit à Paris, traduit L’Estate muore giovane de Mirko Sabatino (Nottetempo, 2018)
Lise Chapuis, vit à Talence, traduit Pantelleria de Giosuè Calaciura (Laterza , 2016)
Anita Rochedy, vit à Bienne (Suisse), traduit La prima verità de Simona Vinci (Einaudi, 2016)
Vers l’italien
Maria Baiocchi, vit à Rome, traduit Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal (Verticales, Gallimard, 2018)
Federica Di Lella, vit à Anacapri, traduit « Europa 33 » in Mes apprentissages de Georges Simenon, (Omnibus, 2016)
Sandor Marazza, vit à Losona (Suisse), traduit Condidences de Max Lobe (Zoé, 2016)
Benedetta Ori, vit à Villars-Burquin (Suisse), traduit Venir grand sans virgules de Myriam Wahli (Editions de l’Aire, 2018)
Silvia Zanotto, vit à Florence, traduit Sel noir d’Édouard Glissant (Gallimard, 1983)
Session 2018 – Du mardi 6 au mardi 13 mars 2018 au CITL d’Arles
// Les participants //
Vers l'italien
Nathalie Castagné, Ancestrale, de Goliarda Sapienza, La Vita felice, 2013
Perrine Chambon, Isole miniri, de Lorenza Pieri, Edizioni e/o, 2016
Léa Drouet, Grandangolo, de Simone Somekh, Giuntina, 2017
Isabelle Dubois Eberlé, Le Streghe di Lenzavacche, de Simon lo Iacono
Elodie Leplat, Eclissi, de Ezio Sinigaglia, Nutrimenti, 2016
Vers le français
Giuseppe Allegri, L’Orangeraie, de Larry Tremblay, La Table ronde 2015
Giulia Ansaldo, Love story à l’iranienne, de Jane Deuxard ; Deloupy, Delcourt/mirages, 2016
Laura Giuliberti, L’Extrême Occidentale, de Gherasim Luca, Corti, 2013
Luisa Lanni, Instruments des ténèbres, de Nancy Huston, Actes Sud, 1996
Chiara Lusetti, Moi, la mort, je l’aime comme vous aimez la vie, de Mohamed Kacimi, L’Avant-Scène théâtre, 2017













