
Samedi 31 octobre 2015 // 14h30
Bibliothèque du CITL (Espace Van Gogh, Arles) – Entrée libre
Dans le cadre de sa « Promenade-lecture », le Festival Paroles Indigo invite au CITL Sulaiman Adebowale – directeur d’Amalion, maison d’édition indépendante et multilingue basée à Dakar – et la traductrice Sika Fakambi. À cette occasion, deux auteurs africains seront présentés et lus en anglais et en français : Kevin Eze, auteur nigérian du roman The Peacekeeper’s Wife et Kofi Awoonor, poète ghanéen autour de l’anthologie poétique The Promise of Hope (éditions Amalion, Sénégal).
Une rencontre organisée en partenariat avec ATLAS
Diplômé de l’Université de Lagos, Nigeria et de l’International Centre for Publishing Studies, à Oxford, Royaume-Uni, Sulaiman Adebowale commence sa carrière comme journaliste de presse écrite et rédacteur conseil auprès de plusieurs organisations au Nigeria et au Sénégal.
Il dirige aujourd’hui Amalion, une maison d’édition indépendante et multilingue basée à Dakar qui vise à diffuser le savoir scientifique et culturel africain pour le bien de l’humanité.
Photo : © Stéphane Tourné
Pour sa traduction de Tail of the Blue bird / Notre quelque part, de Nii Ayikwei Parkes (Zulma, 2014), Sika Fakambi a reçu les prestigieux prix Baudelaire et prix Laure Bataillon 2014.
Elle entamait ainsi une précieuse collaboration avec les éditions Zulma, avec lesquelles elle a publié en 2014 Snapshots – Nouvelles Voix du Caine Prize, une sélection de six nouvelles saluées par le Caine Prize pour la littérature anglophone d’Afrique, et à l’automne 2015 Love is Power, ou quelque chose comme ça, recueil de nouvelles du Nigérian A. Igoni Barrett.
Elle poursuit son travail sur la poésie de Kamau Brathwaite et celle d’Andrew Zawacki, et entreprend la traduction de Their Eyes Were Watching God, de Zora Neale Hurston, figure marquante de la littérature noire américaine et du mouvement Harlem Renaissance.
Photo : © Loic Bertrand-Chichester
// Les auteurs //
Kofi AWOONOR (1935–2013) a exercé les fonctions de diplomate et de professeur de littérature comparée dans différentes universités, et notamment l’Université du Ghana. Il est l’auteur de plusieurs volumes de poésie, dont Night of My Blood, Ride Me, Memory, The House by the Sea et The Latin American and Caribbean Notebook. Une anthologie de son œuvre poétique (des débuts jusqu’en 1985) est parue sous le titre Until the Morning After.
Kofi Awoonor compte parmi les poètes les plus accomplis du Ghana. Il s’est engagé pendant près d’un demi-siècle dans l’enseignement, la politique et la littérature. La poésie a été une constante dans sa vie, guidant et structurant de multiples activités et entreprises menées au long de son existence.
Kofi ANYIDOHO, poète et universitaire, a été membre des comités de rédaction de plusieurs revues, et rédacteur invité de Matatu, revue africaine de culture et société.
Kevin EZE est né au Nigéria où il a commencé à écrire et à apprendre le piano à l’âge de sept ans. Il a fait des études de littérature et de philosophie au Congo et de sociologie à Paris. Alors qu’il étudiait la théologie, il a participé à l’atelier « The Wole Soyinka Writer’s Workshop », à Lagos. Ses nouvelles ont été publiées dans le recueil Writers, Writing on Conflict and Wars in Africa et dans Long Journeys, une anthologie de la BRILL/AEGIS African Studies Series. Actuellement, Kevin Eze vit et écrit au Sénégal.
[cf : http://www.aegis-eu.org/aegis-series]
// Les œuvres //
The Promise of Hope – New and Selected Poems, 1964–2013 – de Kofi Anyidoho et Kofi Awoonor (éditions Amalion, Ghana, L’Oiseau Indigo, France, avril 2014)
Cette sélection de textes édités par Kofi Anyidoho — ami et collègue d’Awoonor, et lui-même poète et universitaire de renom —, The Promise of Hope rassemble de nombreux poèmes inédits et parmi les plus récents dans l’œuvre d’Awoonor, ainsi que de nombreux textes déjà parus en anthologies.
Ce volume est une contribution fondamentale à la première série d’ouvrages édités dans la collection African Poetry Fund Book Series.
Un recueil célébrant l’œuvre d’un de nos plus éminents poètes, une œuvre à la résonance marquante, tant pour les lecteurs d’Afrique que pour ceux du reste du monde. Extrait de l’avant-propos de Kwame Dawes, poète.
Une voix et une langue amples et singulières, tant dans sa poésie que dans sa prose, ses écrits de critique littéraire ou encore ses essais, contributions majeures à la pensée de l’Afrique et de notre humaine condition. Extrait de l’introduction de Kofi Anyidoho.
The Peacekeeper’s Wife – De Kevin Eze (Éditions Amalion, Nigeria / L’Oiseau Indigo diffusion, France, Sénégal) – À paraître
Lorsqu’Issa rejoint, comme des milliers d’hommes, la mission pour le maintien de la paix au Congo, sa nouvelle épouse, Malika l’attend impuissante et les voit avec horreur s’embourber dans une guerre qui n’est pas la leur. Issa protège la base de l’ONU, empêche les rebelles de violer des enfants, patrouille aux frontières d’un territoire en ruines, bien que toujours riche. Dans leur maison à Ségol, Malika est écrasée par cette séparation et vit une descente aux enfers dévastatrice. Fatimata, sa belle-mère, désespérée par l’absence de son fils, l’accuse d’être une sorcière et la remet à un marabout, Bintou. Le conflit entre Malika et Fatimata a dégénéré, attisé par le feu de leurs deux solitudes.
The Peacekeeper’s Wife montre la catastrophe qu’est la guerre, en insistant moins sur les viols d’enfants ou les famines que sur le sentiment de déperdition et de solitude extrêmes des familles qu’elle sépare et en fait une métaphore d’autres combats, tels ceux que mènent les migrants économiques et politiques accablés par la séparation d’avec leurs proches.

