Passage de l’étranger #43 • Manuel Vilas et sa traductrice Isabelle Gugnon

Lundi 27 septembre au CITL (Arles) – 18h30 > 20h

ATLAS reçoit l’auteur Manuel Vilas et sa traductrice Isabelle Gugnon, autour de Alegria, paru aux Éditions du sous-sol.
Une rencontre animée par Élise Lépine. 

« Je suis arrivé par la douleur à la joie », écrit le poète José Hierro. De chambres d’hôtel en aéroports, assailli par une profusion de souvenirs, Manuel Vilas poursuit la mise à nu de son narrateur. Il orchestre la symphonie de la mémoire et enrichit son tableau de nouveaux motifs comme celui de l’allégresse. Toujours entouré de ses musiciens, ombres de son passé, en dialogue incessant avec les doubles de ses fantômes, auxquels il ajoute Arnold (pour Schönberg), sa part sombre, son ange de la dépression. Le passé coule partout, vague sans cesse rabattue, il est dans les machines à presser les oranges, dans les chemises jamais assez blanches, dans les cours d’eau, comme sous le sol que l’on foule.

« La joie venait toujours après la peine », chante Apollinaire, Alegría tend résolument du côté de la lumière et Manuel Vilas offre, après Ordesa, un grand livre solaire. Son audace littéraire et sa capacité à transfigurer l’intime en universel le désignent comme un de nos écrivains contemporains majeurs

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Pass sanitaire obligatoire.

// Manuel Vilas //

Manuel Vilas est issu d’une famille de la classe moyenne espagnole. Après des études de lettres à l’université de Saragosse, il écrit pour divers journaux espagnols tout en entamant une carrière d’écrivain, publiant tout d’abord de la poésie puis des romans. Il obtient le prix Femina étranger 2019 pour son roman Ordesa paru en 2018 en Espagne.

Il vit dans l’Iowa aux États-Unis où il enseigne l’écriture créative.

// Isabelle Gugnon //

Après avoir passé une grande partie de ses jeunes années à voyager en Espagne et en Amérique latine, fait des études de lettres espagnoles et de sciences politiques, été journaliste dans un quotidien bolivien et avoir travaillé dans l’édition, Isabelle Gugnon a décidé de se consacrer exclusivement à la traduction littéraire. Elle partage sa vie entre la région parisienne et la Bretagne, et entre deux pages rendues en français, plonge copieusement ses mains dans la terre et s’immerge dans l’océan. 

Elle est la traductrice entre autres auteurs d’Antonio Muñoz Molina (prix Médicis 2020), Manuel Vilas (prix Femina 2019), Rodrigo Fresán, Juan Gabriel Vásquez, Diego Vecchio, Samanta Schweblin, Dolores Reyes, Pola Oloixarac, Virginia Higa, Natalia García Freire.

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