
// Annette Hug //
Née en 1970, Annette Hug a grandi près de Zurich et a fait des études en faculté d’histoire et de musicologie à l’université de Zurich. À 20 ans, elle milite activement pour le droit des femmes et fait la connaissance de groupes militants aux Philippines. Elle décide alors d’y poursuivre ses études d’histoire et quitte Zurich pour l’Université de Manille en 1992, l’une des rares à proposer un cursus de Women and Development Studies. Elle apprend le tagalog, s’engage parmi les associations féministes et noue avec le pays un lien étroit. De retour en Suisse après ses études, elle enseigne à l’université et collabore de façon indépendante à divers journaux et revues. Elle a publié son premier roman, Lady Berta, en 2008, suivi par In Zelenys Zimmer, en 2010. En 2017, elle a obtenu le Prix suisse de littérature pour son troisième roman Wilhelm Tell in Manila. Celui-ci a été traduit en Coréen par Suh Yosung et en français par Camille Luscher sous le titre de Révolution aux confins. Pour ce troisième roman, le premier à être traduit en français, Annette Hug a effectué beaucoup de recherches et de nombreuses lectures, rafraîchissant ses connaissances en tagalog et s’intéressant en particulier à la circulation des idées d’un bout à l’autre du monde.
En 2019, elle a coordonnée un projet et un livre collaboratifs en réponse à l’auteure allemande Irmtraud Morgner, trobadora.montage, publié à l’initiative des auteurs de “essaisagites.ch”.
Elle vit aujourd’hui entre Zurich et un petit village dans le Jura.
Annette Hug et sa traductrice Camille Luscher pour Révolution aux confins (éditions Zoé, 2019)
Mercredi 14 octobre au CITL (Arles) – 18h30 > 20h
ATLAS reçoit l’auteure suisse allemande Annette Hug et sa traductrice Camille Luscher, autour de Révolution aux confins, paru en 2019 aux éditions Zoé.
1886 : José Rizal, futur héros de l’indépendance des Philippines, alors colonies espagnoles, est en Allemagne pour parfaire sa formation d’ophtalmologue. Surtout, il se met à traduire dans sa langue maternelle, le tagalog, le drame de Friedrich Schiller sur la liberté des peuples : Guillaume Tell. Mais comment rendre dans cette langue des confins du Pacifique les « glaciers », le « bailli » ou les « avalanches » ?
Alors que les volcans de l’archipel philippin se superposent aux Alpes de Suisse centrale, s’installe un jeu jouissif entre les langues, les époques et les cultures…
Pour ce premier roman traduit en français, Annette Hug a effectué beaucoup de recherches et de nombreuses lectures, rafraîchissant ses connaissances en tagalog et s’intéressant en particulier à la circulation des idées d’un bout à l’autre du monde. Camille Luscher a de son côté documenté son travail de traduction avec « Dans le Carrousel des langues », un journal publié sous forme de blog sur le site du programme TOLEDO.
Elles évoqueront cette aventure entre les langues en compagnie de la journaliste littéraire Élise Lépine.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Port du masque obligatoire.
// Camille Luscher //
Camille Luscher, née en 1987 à Genève, traduit de l’allemand en français, principalement des auteur·es suisses, de la prose, du théâtre, de la poésie ou de la littérature jeunesse. Son intérêt pour des textes polyphoniques et poétiques, jouant aux frontières de la langue, transparaît dans sa bibliographie. En parallèle de son activité indépendante, elle travaille au Centre de traduction littéraire de Lausanne (CTL) et collabore avec diverses institutions comme médiatrice littéraire. Depuis janvier 2019, elle dirige la collection domaine allemand des éditions Zoé à Genève. Pour Révolution aux confins d’Annette Hug (éditions Zoé, septembre 2019) elle a reçu le Prix Pittard de l’Andelyn. Ustrinkata, d’Arno Camenisch, est paru en 2020 chez Quidam éditeur, qui a également réédité Derrière la gare.
Ses publications récentes : Arno Camenisch, Ustrinkata, Quidam 2020 ; Annette Hug, Révolution aux confins, Zoé 2019 ; Eleonore Frey, En route vers Okhotsk, Quidam 2018 ; Max Frisch, Journal berlinois 1973-1974, Zoé 2016.