Le programme Georges Arthur Goldschmidt a pour objectif d’apporter un soutien professionnel à 10 jeunes traductrices et traducteurs par an et de renforcer le dialogue littéraire et culturel entre la France, l’Allemagne et la Suisse.
Ce programme, co-organisé par ATLAS, l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, le Bureau international de l’Édition Française, la Foire du livre de Francfort et la fondation pour la culture suisse Pro Helvetia est destiné à dix traducteurs en début de carrière venant de France, d’Allemagne et de Suisse. Chaque année, les jeunes participants peuvent échanger leurs expériences professionnelles, se créer des contacts dans le monde de l’édition et découvrir le secteur éditorial dans chacun des trois pays participants. Ils travaillent ensemble à leurs projets de traduction, sous la tutelle d’experts.
En 2023, la résidence au CITL se déroule du lundi 13 au samedi 31 mars. Les participant•es sont accompagnés par Isabelle Liber.
// Les participant·e·s //
> Vers l’allemand

Alissa Birle • Nirliit, de Juliana Léveillé-Trudel (Éditions La Peuplade, 2015)
Alissa Birle a suivi des études de civilisation française, de littérature romane et d’écriture créative à Berlin, Paris et Montréal. Depuis 2019, elle se spécialise en littérature québécoise. Elle vit à Montréal et travaille en tant que traductrice et rédactrice indépendante.

Ulrike Rehberg • Paresse pour tous, de Hadrien Klent (Éditions Le Tripode, 2021)
Après des études de littérature et de culture franco-allemande à Berlin et Paris, Ulrike Rehberg a obtenu un master en cultures romanes avec une spécialisation en langue, littérature et culture française et espagnole. Elle travaille aux éditions Kadmos à Berlin.
Kianush Ruf • Grief, d’Ismaël Jude, (Éditions Verticales (Gallimard), 2022)
Kianush Ruf a suivi des études de lettres, de sciences culturelles et de philosophie à Sarrebruck, Metz, Francfort-sur-l’Oder et Paris. Il prépare actuellement une thèse à l’Université Européenne Viadrina sur la relation entre la théorisation poststructuraliste et postcoloniale à l’ère de l’Anthropocène. Parmi ses axes de travail se trouvent la philosophie française et européenne du 20ème et 21ème siècle, les littératures francophones contemporaines, les théories sociales et culturelles, ainsi que la psychanalyse. Depuis 2017, il traduit des textes théoriques et littéraires du français ou de l’anglais vers l’allemand (entre autres de Judit Butler, Jacques Derrida et Camille de Toledo). Il est membre de la rédaction du journal de psychanalyse Riss – Zeitschrift für Psychoanalyse (Berlin).
Angelika Schmidt • Disgrâce, de Nadia Girard Eddahia (Éditions L’Instant Même, 2022)
Angelika Schmidt travaille en tant que dramaturge et traductrice indépendante et elle est co-fondatrice du collectif théâtral multilingue Glossy Pain. Après des études de linguistique, littérature et médias français et italiens à Fribourg, Strasbourg et Bologne, elle a suivi le master trinational European Film and Media Studies à Lyon, Weimar et Utrecht. Elle a ensuite travaillé pour le Ministère allemand des Affaires Étrangères, la Commission Européenne, le programme Creative Europe et le théâtre de la Schaubühne de Berlin. Dans son travail de dramaturge indépendante, elle associe des processus dramaturgiques et de traduction et s’intéresse tant au potentiel du multilinguisme sur scène qu’aux approches collectives et expérimentales de la traduction.
Boris Kenov • Sur le pont, de Charlotte Frossard (Éditions Encre Fraîche, 2022)
Boris Kenov a grandi à Bâle et travaille aujourd’hui comme traducteur du français, de l’anglais et du bulgare vers l’allemand. Après avoir suivi des études de langues et de traduction à Genève, Sofia et Canterbury, il vit et travaille dans la région lémanique, où il s’engage dans le partage et la transmission de la littérature et de la culture.
> Vers le français
Andrea Barbieri • Ein Geschäft mit Träumen (pièce radiophonique), Ingeborg Bachmann, Piper, 1976
Andrea Barbieri a suivi des études de littérature à Montréal, Istanbul et Berlin, puis de traduction littéraire à Lausanne. Elle est particulièrement attentive à la musicalité des langues qui se fait entendre non seulement dans les paysages sonores qu’elle traverse, mais aussi dans les livres qu’elle lit. Son questionnement principal porte sur l’aspect sonore des textes littéraires – par exemple leur rythme – et en quoi il joue un rôle dans leur interprétation et leur traduction. Ce n’est pas un hasard si Andrea aime écouter des pièces radiophoniques.
Sven Keromnes • Niemands Frau, de Barbara Köhler, (Suhrkamp, 2007)
Sven Keromnes est né à Nancy et a grandi dans le bilinguisme. Il vit aujourd’hui à Lyon où il a suivi des études de philologie allemande à l’École Normale Supérieure et il a également passé une année à Stockholm. Son domaine de recherche se situe au carrefour de la littérature contemporaine multilingue et de la philosophie. Dans son mémoire de master, il s’est notamment intéressé à la phénoménologie et aux concepts de la voix et de sa représentation dans les œuvres de Yoko Tawada.
Marion Maurin • Der Fink. Einführung in das Federlesen, de Peter Waterhouse (Matthes & Seitz, 2016)
Marion Maurin est titulaire d’un master en philosophie de l’Université libre de Berlin. Depuis 2017, elle est doctorante à l’école doctorale Friedrich Schlegel pour les études littéraires. Dans sa thèse, elle se consacre aux questions de traduction en tant qu’artisanat et du point de vue de son impact sur le texte et la langue. Elle s’intéresse particulièrement à la prose poétique, au théâtre et à la poésie expérimentale et est membre d’une association pour la poésie et la traduction (Versatorium – Verein für Gedichte und Übersetzen). En coopération avec Antonin Wiser, elle a publié deux traductions : Amorbach et autres fragments autobiographiques de Theodor W. Adorno (Éditions Allia, 2016) et Karl Kraus de Walter Benjamin (Éditions Allia, 2018).
Anne-Claire Nourian • Wovon wir leben, de Birgit Birnbacher (Zsolnay, 2023)
Anne-Claire Nourian a fait des études de langues étrangères et commerce international à Marseille, Aix-en-Provence et Cologne. Elle a vécu à Vienne, avant d’obtenir un master en traduction-localisation et communication multiculturelle et multimédia à Rennes. Elle a travaillé en tant qu’interprète, traductrice et cheffe de projet à Dublin et Paris, avant de s’installer en Allemagne pour y travailler comme traductrice indépendante. Elle est retournée dans son sud natal et a commencé un master en traduction littéraire, au cours duquel elle a traduit, avec d’autres étudiants, une nouvelle d’Alice Dunbar, une poétesse afro-américaine du 20ème siècle de Louisiane tombée dans l’oubli. Anne-Claire s’intéresse particulièrement à la fiction aux dimensions socio-politiques.
Antoine Palévody • MRX Maschine, de Luise Meier (Matthes & Seitz, 2018)
Antoine Palévody, né en 1999 à Toulouse, a suivi des études de littérature et de théâtre à l’École Normale Supérieure de Lyon, où il est actuellement chercheur en études théâtrales. Il a commencé à traduire des pièces de théâtre en 2017, après avoir participé à l’atelier franco-allemand de traduction théâtrale Transfert Théâtral. Il a notamment traduit des pièces de Jens Raschke.
// La tutrice //

Isabelle Liber
Après des études de linguistique, un cursus de langues et littératures allemande et française à l’université de Strasbourg et un master d’édition à la Sorbonne, Isabelle Liber publie sa première traduction de l’allemand en 2002, chez Actes Sud. Elle a traduit depuis des livres pour la jeunesse, des essais, comme Le Charme discret de l’intestin, et surtout des romans. Elle est notamment la traductrice de David Wagner (En vie, prix du salon du livre de Leipzig 2013), Karen Köhler (Bêtes féroces, bêtes farouches), Alina Bronsky (Cuisine tatare et Descendance, Le dernier Amour de Baba Dounia) et Lucy Fricke (Les occasions manquées, porté à l’écran en Allemagne). Elle vit à Berlin depuis 2003.